Nobody Wants This revient pour une saison 3 et j'ai trop hâte!
J’ai adoré les deux premières saisons. Pas seulement pour Kristen Bell et Adam Brody, ni même parce que la série est drôle — elle l’est vraiment — mais parce qu’elle appartient à une catégorie que j’aime particulièrement : les séries doudou.
Celles qu’on retrouve avec plaisir, qui ne cherchent pas à nous mettre émotionnellement à genoux à chaque épisode et dans lesquelles les personnages ont le droit d’être imparfaits sans être systématiquement toxiques.
Des personnages maladroits, pas toxiques gratuitement
Dans Nobody Wants This, les gens font des erreurs. Ils disent parfois exactement ce qu’il ne fallait pas dire. Ils sont maladroits, jaloux, paumés, agaçants, pétris de contradictions. Bref : ils sont humains.
Mais la série ne semble jamais considérer que, pour être intéressante, une relation doit forcément être destructrice. Joanne et Noah peuvent avoir des désaccords sans immédiatement se transformer en ennemis. Les familles sont envahissantes, les frères et sœurs peuvent être pénibles, les situations devenir franchement inconfortables… mais derrière tout ça, il reste de l’affection.
Et mine de rien, ça fait un bien fou.
Une comédie romantique qui accepte que les gens puissent s’aimer
Après deux saisons à suivre la relation entre Joanne, podcasteuse agnostique incarnée par Kristen Bell, et Noah, rabbin joué par Adam Brody, la série aurait facilement pu ressortir la grosse machine à fabriquer artificiellement des problèmes.
Une rupture absurde. Un énorme malentendu. Quelqu’un qui ne répond pas à un texto pendant 48 heures et soudain tout le couple s’effondre.
Pour cette troisième saison, la série s’intéresse plutôt à une autre question : comment construit-on quelque chose ensemble tout en continuant à être soi-même ?
Ma définition de la série doudou
Pour moi, une série doudou n’est pas forcément une série où il ne se passe rien. C’est une série dans laquelle je me sens bien.
Je peux rire des personnages sans avoir l’impression que la série les méprise. Je peux m’attacher à eux sans attendre le moment où les scénaristes vont forcément les faire souffrir pour relancer l’intrigue.
Il peut y avoir des conflits, évidemment. Mais tout le monde n’a pas besoin d’être toxique. Tout le monde n’a pas besoin d’avoir un énorme traumatisme caché. Et tout le monde n’a pas besoin de prendre systématiquement la pire décision possible.
Parfois, les gens peuvent simplement être maladroits. Et essayer de faire mieux la fois suivante.
Et surtout : Nobody Wants This me fait rire
Parce qu’on peut analyser tout ce qu’on veut sur la représentation du couple moderne, les différences culturelles, la famille, la religion ou la manière dont une relation évolue…
La vraie raison pour laquelle j’ai adoré les deux premières saisons est beaucoup plus simple : Nobody Wants This me fait rire.
Les dialogues fonctionnent, les personnages secondaires sont géniaux et Kristen Bell et Adam Brody ont cette alchimie qui rend leurs échanges immédiatement agréables à regarder.
Saison 3 : j’ai très, très hâte
J’ai adoré les deux premières saisons et je suis ravie de retrouver une série qui assume des personnages imparfaits, un peu maladroits, parfois complètement à côté de la plaque… mais globalement gentils.
Une série qui fait rire. Une série qui fait du bien. Une série qu’on lance le soir avec le sentiment de retrouver des gens qu’on connaît déjà un peu.
Bref, ma série doudou revient. Et j’ai très, très hâte.