Et si le vrai secret pour tenir ses objectifs n’était pas la discipline parfaite, mais une forme de souplesse intelligente ? La méthode dite « vegan + bacon » remet en question notre obsession du tout ou rien. Et franchement, dans la vraie vie; entre travail, enfants, charge mentale et fatigue; c’est peut-être exactement ce qu’il nous fallait entendre.
On veut souvent tout faire bien. Manger mieux, bouger plus, réduire les écrans, mieux s’organiser, lire davantage, se remettre au sport, être plus patiente, plus régulière, plus disciplinée. Sur le papier, c’est séduisant. Dans la vraie vie, c’est souvent là que le piège commence.
Parce qu’au premier écart, beaucoup d’entre nous concluent que tout est fichu. Un repas moins équilibré, une journée sans avancer, une semaine sans routine, un dimanche plus chaotique que prévu… et voilà qu’on se raconte que l’on a « raté ». La logique du tout ou rien est brutale : soit on tient parfaitement, soit on abandonne.
La méthode « vegan + bacon » propose exactement l’inverse : mieux vaut un progrès imparfait mais durable qu’un idéal irréprochable qu’on ne tient jamais.
D’où vient la méthode « vegan + bacon » ?
Cette expression est née sur TikTok, portée par une créatrice de contenus canadienne appelée Addie the Optimist. Dans une vidéo devenue virale, elle répond à une personne qui explique qu’elle ne pourrait « jamais devenir vegan » parce qu’elle aime trop le bacon. Sa réponse est simple, presque déconcertante : deviens vegan… mais garde le bacon.
L’idée n’est évidemment pas de créer une nouvelle étiquette alimentaire parfaite, mais de défendre une approche plus souple du changement : on avance mieux avec un objectif imparfait mais tenable qu’avec une règle parfaite qu’on finit par abandonner.
Reprise ensuite par plusieurs médias, dont Le HuffPost, cette formule est devenue une manière imagée de parler de notre tendance au tout ou rien, du perfectionnisme, et de ces règles arbitraires que l’on s’impose parfois au point de ne plus avancer.
Qu’est-ce que la méthode « vegan + bacon » ?
L’idée est simple : au lieu de renoncer à un objectif parce qu’on ne peut pas le suivre à 100 %, on accepte une version plus souple, plus réaliste, plus vivable. En clair : si vous voulez changer une habitude, vous n’avez pas besoin d’être parfaite pour avancer.
C’est une philosophie qui casse les règles rigides que l’on se fixe parfois à soi-même. Pas pour se trouver des excuses. Mais pour construire quelque chose qui tienne dans la durée.
Autrement dit :
- mieux vaut manger mieux la plupart du temps que viser l’alimentation parfaite et craquer au bout de trois jours ;
- mieux vaut bouger 10 minutes que ne rien faire du tout parce qu’on n’a pas une heure ;
- mieux vaut une maison vivable qu’une maison parfaite qui épuise tout le monde ;
- mieux vaut une organisation souple qu’un planning idéal impossible à tenir.
Pourquoi cette méthode parle autant
Parce qu’elle touche un point sensible : nous avons appris à valoriser l’exigence, mais pas toujours à distinguer l’exigence utile de la rigidité épuisante.
Vouloir bien faire n’est pas un problème. Ce qui devient difficile, c’est quand le niveau attendu est si élevé qu’il décourage l’action. On reporte, on évite, on recommence sans cesse à zéro. On attend le bon moment, la bonne énergie, la bonne semaine, le bon lundi, la bonne version de soi.
Le résultat ? On passe parfois plus de temps à penser nos objectifs qu’à les vivre réellement.
La force de cette méthode, c’est qu’elle remet le mouvement au centre. Elle nous dit : ce qui compte, ce n’est pas d’être parfaite, c’est de continuer.
Le vrai déclic à retenir
Un écart n’annule pas une trajectoire. Vous n’avez pas besoin d’être irréprochable pour progresser. Vous avez simplement besoin d’une méthode compatible avec votre vie réelle. C’est là toute la force de l’approche « vegan + bacon » : elle remplace la culpabilité par la continuité.
Pourquoi cette idée résonne particulièrement chez les parents
Dans la parentalité, le perfectionnisme adore se déguiser en bonnes intentions. On veut des repas équilibrés, des routines fluides, moins d’écrans, plus de patience, des moments de qualité, une maison apaisée, une charge mentale mieux gérée. Et puis il y a le réel : les nuits courtes, les imprévus, les microbes, les retards, le travail, les lessives, les enfants qui n’ont visiblement pas lu notre planning.
C’est exactement pour cela que cette philosophie est utile. Elle permet de reformuler les objectifs sans les vider de leur sens.
- Pas « zéro écran à tout prix », mais moins d’écran et plus de moments choisis.
- Pas « repas parfait tous les soirs », mais une base simple et rassurante la plupart du temps.
- Pas « sport quotidien ou rien », mais du mouvement dès que possible.
- Pas « organisation irréprochable », mais une structure souple qui soutient vraiment le quotidien.
Ce n’est pas renoncer. C’est construire des habitudes capables de survivre aux semaines normales — pas seulement aux semaines idéales.
Les signes que le perfectionnisme bloque plus qu’il n’aide
La méthode « vegan + bacon » peut être particulièrement utile si vous vous reconnaissez dans ces situations :
- vous remettez souvent à plus tard parce que vous ne pouvez pas faire les choses « vraiment bien » ;
- vous abandonnez un objectif au premier faux pas ;
- vous recommencez sans cesse « lundi » au lieu d’ajuster en cours de route ;
- vous avez du mal à vous féliciter d’un progrès partiel ;
- vous confondez régularité et performance parfaite.
Si c’est le cas, le problème n’est pas forcément votre manque de volonté. C’est peut-être simplement le cadre que vous vous imposez.
Ce que cette philosophie change vraiment
Elle change le ton intérieur. Elle nous pousse à sortir d’une logique punitive pour entrer dans une logique de progression. Elle permet aussi de remettre de la douceur dans des ambitions parfois devenues trop lourdes à porter.
Et surtout, elle rappelle quelque chose de très simple : la discipline la plus mature n’est pas toujours la plus dure. C’est souvent la plus souple.
Une souplesse qui ne dit pas « peu importe ». Une souplesse qui dit : « je continue, même imparfaitement ». Et cette nuance change presque tout.
Chez MintyWendy, pourquoi on aime cette idée
Parce qu’elle parle du réel. Pas de la version Pinterest de nos objectifs. Pas de la semaine théorique où tout le monde dort bien, mange bien, coopère bien et range ses chaussures sans discussion. Elle parle de la vraie vie : celle dans laquelle on essaie, on ajuste, on recommence, on fait de son mieux, puis on recommence encore.
Et au fond, c’est peut-être cela, avancer : non pas devenir parfaite, mais construire un quotidien suffisamment souple pour continuer à se choisir, même au milieu du bruit.
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Conclusion
La méthode « vegan + bacon » ne célèbre pas le laisser-aller. Elle propose quelque chose de bien plus utile : sortir de la tyrannie du parfait pour retrouver une progression plus douce, plus stable, plus honnête. Celle qui a une chance de tenir dans la durée.
Parce qu’un objectif imparfait que l’on continue vaut souvent bien plus qu’un idéal irréprochable que l’on abandonne.
Comment appliquer la méthode « vegan + bacon » dans la vraie vie
1. Repérez vos zones de « tout ou rien »
Demandez-vous dans quels domaines vous raisonnez de manière trop rigide : alimentation, sport, rangement, travail, parentalité, sommeil, écrans, organisation familiale.
2. Reformulez vos objectifs
Au lieu de viser une version parfaite, choisissez une version réaliste.
3. Arrêtez de repartir constamment de zéro
Un objectif solide n’est pas un objectif sans écart. C’est un objectif que l’on sait reprendre sans drame.
4. Mesurez la constance, pas la perfection
Ce qui transforme réellement un quotidien, ce sont les gestes répétés, même imparfaits. Pas les grands élans impeccables qui s’effondrent au bout de quatre jours.