Chez MintyWendy, on aime les femmes qui ne fabriquent pas seulement des marques, mais des univers. Des univers qui ont une texture, une tenue, une cohérence. Meryl fait partie de celles-là. Derrière la délicatesse apparente, il y a une vraie exigence : celle de créer des pièces qui accompagnent les femmes, au lieu de les déguiser.
Avec SESSEI, Meryl Chiche Grünstein dessine un vestiaire précis, sensible, durable, centré autour de la chemise, des belles coupes et des pièces que l’on garde.
La première fois que j’ai échangé avec Meryl, c’était en 2018, après une de mes interventions au Salon des Entrepreneurs. Elle m’avait envoyé un mot adorable. Depuis, j’ai suivi son parcours avec beaucoup d’attention. Et ce qui me frappe toujours chez elle, c’est cette capacité à faire tenir ensemble le goût du beau, la précision du geste, l’intuition entrepreneuriale et une certaine idée de la féminité : libre, fine, incarnée.
Une créatrice, plusieurs prolongements d’un même regard
On pourrait croire que tout oppose les différents chapitres de son parcours. D’un côté, Les Merveilleuses, maison connue pour ses robes personnalisables pensées pour les grands moments. De l’autre, SESSEI, qui recentre le vestiaire autour de la chemise, de pièces signatures et d’une ligne premium atelier.
En réalité, tout se tient. Chez Meryl, il y a cette même obsession du détail juste. Une pièce ne doit pas seulement être belle le jour où on l’achète. Elle doit continuer à nous ressembler plus tard. Elle doit survivre à l’impulsion, au défilement, au caprice. C’est sans doute cela qui rend son univers si attachant : il ne cherche pas à impressionner, il cherche à durer.
Et dans une époque saturée de tendances interchangeables, cette vision-là devient presque radicale. Choisir moins. Choisir mieux. Revenir à des pièces que l’on remet. Faire confiance à la coupe, à la matière, à l’allure. C’est une esthétique, bien sûr. Mais c’est aussi une discipline douce.
Le goût des pièces qui restent
Ce qui traverse aujourd’hui l’univers de Meryl, c’est une idée très simple et pourtant devenue rare : les vêtements ont encore le droit d’être des repères. Une chemise blanche bien coupée, une silhouette équilibrée, un vestiaire que l’on compose avec soin plutôt qu’un dressing que l’on remplit pour se rassurer.
Meryl parle de cette joie particulière des pièces bien choisies. Pas de consommation spectacle. Pas de surenchère. Juste le plaisir durable d’un beau vêtement, d’un objet bien pensé, d’un achat que l’on ne regrette pas trois jours plus tard. Et cela raconte aussi quelque chose de plus large : la manière dont on habite sa vie quand on commence à mieux se connaître.
Il y a chez elle une élégance qui ne cherche pas l’approbation. Une élégance qui ressemble davantage à une ligne intérieure. Peut-être est-ce pour cela que son travail parle autant aux femmes qui veulent se sentir elles-mêmes, plutôt qu’entrer dans un personnage.
L’interview de Meryl Chiche Grünstein
Parce qu’au-delà du style, il y a aussi une femme, une trajectoire, un regard entrepreneurial et une manière de tenir debout dans le mouvement. Nous lui avons posé quelques questions.
Quelle est votre plus grande fierté avec vos marques ?
J’ai, pour être honnête, un sentiment constant d’inachevé; celui que j’aurais toujours pu mieux faire ce qui m’empêche de ressentir une réelle « fierté ». Mais je dirais que ce qui me rend fière et me donne beaucoup d’énergie est la confiance que nos clientes nous accordent d’autant que nous les accompagnons pour des évènements importants! Merci à chacune d’elles.
Un ou une entrepreneur(e) qui vous a inspirée dans votre parcours ?
Des femmes comme Carmen Busquet ou Whitney Wolfe Herd. Des femmes précurseurs, intuitives qui ont une vision et s’investissent avec passion et détermination dans leurs projets entrepreneuriaux.

Vos trois indispensables dans votre garde-robe ?
Un jean Levi’s vintage taille haute. Un chemisier blanc oversize et évidemment une petite robe noire intemporelle Les Merveilleuses qu’on décrochera avec plaisir de sa penderie dès la première occasion. J’aime les pièces simples et intemporelles auxquelles on peut donner différents styles selon les accessoires auxquels on décidera de les associer.
Pourquoi son univers parle autant aujourd’hui
Il y a quelque chose de très contemporain dans le parcours de Meryl, justement parce qu’il ne court pas après l’ultra-contemporain. Elle parle aux femmes qui veulent du beau sans vacarme. À celles qui aiment la mode mais ne veulent plus être gouvernées par elle. À celles qui cherchent des repères, des coupes, des matières, des idées qui vieillissent bien.
Chez MintyWendy, on aime particulièrement cette idée qu’un univers de marque puisse être aussi une manière d’habiter le monde. Pas juste une direction artistique. Pas juste un produit. Mais une façon de choisir, de ralentir, de se raconter un peu mieux.
Ce qu’on retient de Meryl Chiche Grünstein
Ce que construit Meryl est précieux parce que cela résiste au zapping. Dans ses vêtements comme dans ses mots, elle semble défendre la même chose : le goût des lignes nettes, des pièces bien pensées, des choix qui ne crient pas mais qui restent.
Dans un monde qui nous pousse à tout renouveler trop vite, son travail rappelle qu’il existe une autre forme de modernité : celle qui consiste à affiner plutôt qu’accumuler, à sélectionner plutôt qu’imiter, à transmettre une allure au lieu de fabriquer un effet.
Et au fond, c’est peut-être cela, la vraie élégance : savoir tracer sa ligne, puis lui rester fidèle.
À découvrir aussi
- SESSEI : pour découvrir son vestiaire, ses chemises et ses pièces signatures.
- The Fine Line : pour retrouver ses textes autour du style, de la maternité et de l’art de vivre.